La cinémathèque de Corse

Journées CorsicaDoc les 6 et 7 décembre 2019. En présence de la directrice du festival Annick Peigné Giuly .


L'association CorsicaDoc a été créée en 2007, date à laquelle s'est tenu à Ajaccio le premier festival CorsicaDoc, festival international de films documentaires.

L'association se consacre à la promotion et à la diffusion du cinéma documentaire de création, elle est active tout au long de l'année sur le territoire corse, avec des projections régulières dans les cinémas d'Ajaccio, et dans les villages de l'intérieur de l'île. CorsicaDoc organise également des ateliers d'initiation au cinéma documentaire pour les scolaires, les bénévoles et les formateurs. La cinémathèque accueille le Festival depuis plusieurs années en proposant une reprise des films primés ainsi qu’une sélection de titres parmi la thématique générale qui pour cette 13ème édition s’intitule : "Les Indépendances…Et après..."

Vendredi 6 décembre à 15h00 :
les 2 films primés par le « jury jeunes » du festival :
 
Dar(k)win de Loris Lamunière (13 minutes), 2019
Ce docu fiction animalier nous place dans un futur lointain imaginaire où la vie sous-marine telle que nous la connaissons aujourd’hui a été entièrement remplacée par une nouvelle génération d’espèces, constituée de plastique…
 
Merci Maman ! de Sophie Glandier (1h28) 2019
Une octogénaire encore très souple part à la recherche de sa mère avec sa fille excentrique. Leur enquête sauvage autour du monde vire en épopée légère et sentimentale.
 
Samedi 7 décembre à 17h00 : les 2 films primés par le « jury professionnel » du festival :
 
Watching the pain de Chloé Galibert-Lainé(31 min) 2019
Dans ce documentaire très personnel, une jeune chercheuse s'efforce de comprendre sa fascination pour le film The Pain of Others de Penny Lane. Une plongée dans le monde dérangeant de YouTube et des théories du complot en ligne, qui invite à repenser ce que le cinéma documentaire peut (ou ne pas) être.
 
J’suis pas malheureuse de Laïs Decaster (45 minutes) 2018
"Pendant plusieurs années, depuis mon arrivée à l’université, j’ai filmé le petit groupe de copines qui était le mien. Dans notre quotidien les conversations tournaient autour des histoires d’amour et de la vie sexuelle, mais aussi de la famille, des études et de notre entrée progressive dans le monde adulte. Avec sa part d’inconnu et d’incertitude."
 
Samedi 7 décembre à 19h00
 
La thématique de CorsicaDoc 2019 : Les Indépendances
Dans ce cadre nous projetterons le film de Katia Kameli
Le roman algérien (1h30) 2016, 2017, 2018
Le Roman algérien se décline en 3 chapitres. La première vidéo est pensée comme une immersion dans l’Histoire algérienne, et dans la mémoire des hommes au travers d’une collection d’images. Le film se déroule rue Larbi Ben M’Hidi, à Alger, où Farouk Azzoug et son fils tiennent un kiosque nomade où ils vendent de vieilles cartes postales et des reproductions d’archives photographiques. Hors des images du kiosque on peut entendre la voix de ses habitants, des historiens, des étudiants, des écrivains, qui expliquent leur lien avec ces images et à l’histoire de leur pays.
Le 2ème chapitre est une mise en abîme du premier mettant en avant la parole d’une philosophe et La trame narrative se complexifie dans le dernier volet, où s'entremêlent images d'archives, relectures contemporaines et présences manifestes de l'actualité. Se croisent ainsi acteurs du passé, du présent et de l'avenir d'une Algérie dont on devine les mutations, incarnées notamment par la slameuse Ibtissem Hattali, qui clos le chapitre en déclarant : « Aujourd'hui, le jour est venu ou la femme arrachera sa liberté ».