La cinémathèque de Corse

Napoléon vu par Abel Gance La séquence corse

Exposition à Porto-Vecchio au Bastion de France.
du 4 novembre au 17 décembre 2016


Photo: Napoléon vu par Abel Gance 1925, Ajaccio,face à la tour de Capitello, Napoléon fuit à bord de la barque du patron pêcheur Ucciani. Collection : Association la Corse et le Cinéma

La Ville de Porto-Vecchio accueille, du 4 Novembre au 17 Décembre 2016 une exposition conçue par le Musée
de la Maison Bonaparte d’Ajaccio en partenariat avec la Cinémathèque régionale de Corse et l’association La Corse et le Cinéma.
Cette exposition présentée de mars à juillet 2016 à Ajaccio dans la maison où naquit le futur empereur, dévoile au
public dans quelles conditions Abel Gance fut amené à réaliser en 1925 une séquence importante de ce monument
du cinéma français. Il nous fait connaître le contexte dans lequel Napoléon a vécu durant sa jeunesse en
Corse : un chapitre pratiquement oublié des nombreux films qui nous ont conté la légende napoléonienne.
Durant les mois d’avril et mai 1925, une page de l’histoire du cinéma s’est écrite dans l’île.

Abel Gance laissera de nombreux écrits, celui-ci paru en 1940 nous exprime ses ambitions :
« Il ne faut pas craindre de chercher la vérité loin et haut lorsqu'on veut l’enchaîner éternellement dans les images.
Pour la jeunesse de Napoléon, la Corse m’a servi de cadre et j’ai tourné dans les endroits exacts où l’action s’était
passée, qu’il s’agisse de la maison d’Ajaccio, de celle des Milelli, de la plage d’Aspreto, des Sanguinaires, de la tour
du Capitello, de la grotte de Casone. J’ai tourné là où Bonaparte avait vécu les scènes et il reste, de cette résurrection,
quelque chose de radioactif dans les images que le temps n’altère pas ».
De nombreux documents provenant des collections de la Cinémathèque de Corse, de l’association La Corse et le
Cinéma, de la Cinémathèque Française, de la BNF, de Nelly Kaplan et de Kevin Brownlow ont été rassemblés pour
vous faire découvrir les conditions de tournage de cette séquence corse et comment Abel Gance a oeuvré afin
d’obtenir d’énormes moyens financiers et humains.
Les nombreuses photos exposées suggèrent l’ambiance du tournage, elles permettent de comprendre le processus
de la réalisation d’une scène, représentant ainsi de précieux témoignages sur les relations privilégiées qui ont
existé entre le cinéaste et ses techniciens et la manière dont le réalisateur dirigeait sur le plateau. Les affiches de
cinéma sont représentatives des différentes versions du film. - Les écrans vidéos narrent les péripéties du tournage
de 1925 relatées dans le documentaire de Nelly Kaplan et des scènes extraites du film : Napoléon vu par Abel
Gance.

Au Bastion de France à Porto-Vecchio.
Horaires d’ouverture au public : mercredi, jeudi, vendredi et samedi : de 14h00 à 18h00.
 

Vendredi 04 novembre 2016
à 18h00
Vernissage de l’exposition au Bastion de France,
en présence de Jean Pierre Mattei,
fondateur de laCinémathèque de Corse / Casa di Lume, Président de l’association La Corse et le Cinéma,
de Jean Marc Olivesi, Conservateur en chef du Musée national de la Maison Bonaparte,
et de Raphaël Lahlou écrivain et historien.

à 20h00: 
Ciné-conférence salle Abel Gance. Cinémathèque de Corse. Entrée Libre.
Présentée par Georges Mourier, Réalisateur,Chercheur et Chargé de Mission d’Expertise et de Restauration du « Napoléon » d’Abel Gance auprès de la Cinémathèque française.
Il a tourné, entre autres, un documentaire consacré à Abel Gance, intitulé À l'ombre des grands chênes (2005).
Jean Marc Olivesi et Jean Pierre Mattei.
 
Une rencontre proposée autour du chef d’œuvre d’Abel Gance : Napoléon, qui orientera les projecteurs sur l’aventure que constitua le tournage dans l’île en 1925 et sur la restauration du film entreprise par la Cinémathèque Française. A cette occasion, seront présentées une séquence du film réalisée en Corse par Abel Gance et des images du documentaire Abel Gance et son Napoléon de Nelly Kaplan (1984), de la restauration du film, ainsi que du retour à Ajaccio du réalisateur : Abel Gance, une mémoire d’avenir de Thierry Filliard et Laurent Drancourt (1980).